L’index ING Insee mesure l’évolution des coûts dans le secteur de l’ingénierie liée à la construction. Publié chaque mois par l’Insee, il sert de référence pour la révision de prix des contrats de travaux publics et de marchés de services d’ingénierie. Accéder à sa valeur officielle en ligne prend moins de deux minutes, à condition de savoir où chercher et quoi vérifier.
Index ING Insee : définition et périmètre exact
L’index ING fait partie des « index divers de la construction » publiés par l’Insee. Il reflète spécifiquement les coûts supportés par les entreprises d’ingénierie intervenant dans le bâtiment et les travaux publics : études techniques, maîtrise d’œuvre, conseil en construction.
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Depuis la bascule en base 2010, la moyenne des valeurs de l’année 2010 sert de référence (base 100). Chaque valeur mensuelle publiée ensuite indique l’évolution par rapport à cette année de référence. Un index à 137,4 signifie que les coûts mesurés ont augmenté de 37,4 % par rapport à la moyenne 2010.
Une confusion fréquente mérite d’être levée. L’Insee publie aussi un indice de prix de production des services d’ingénierie (CPF 71.12), accessible dans la rubrique « Indices des prix de production des services français ». Ce n’est pas le même indicateur. Le CPF 71.12 mesure les prix facturés par les entreprises d’ingénierie à leurs clients, tandis que l’index ING mesure les coûts de production du secteur. Leur périmètre économique et leur finalité contractuelle diffèrent totalement.
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Trouver l’index ING sur le site officiel de l’Insee
La série officielle porte le code 001711010. La page dédiée sur le site de l’Insee affiche un tableau avec trois colonnes : la période (année et mois), la valeur de l’index et la date de parution au Journal officiel.
Deux chemins d’accès existent sur le site Insee :
- Saisir directement « ING ingénierie » dans le moteur de recherche du site Insee, puis sélectionner la série intitulée « Index divers de la construction – ING – Ingénierie – Base 2010 »
- Passer par le moteur de recherche transversal dédié aux « Indices bâtiment, travaux publics et divers de la construction », qui permet de filtrer par intitulé, code série ou base, sans connaître l’URL spécifique à l’avance
- Accéder directement à l’URL de la série : insee.fr/fr/statistiques/serie/001711010
Le moteur transversal est particulièrement utile pour les professionnels qui consultent plusieurs index (BT, TP, ING) lors d’une même session. Il évite de naviguer entre des pages distinctes.
Vérifier la date de parution au Journal officiel
Chaque ligne du tableau Insee mentionne la date de parution au Journal officiel. Ce détail a une portée juridique directe : un index n’est opposable dans un contrat qu’à partir de sa publication au J.O. Pour un marché public ou un contrat privé comportant une clause de révision, utiliser un index avant sa parution officielle expose à une contestation.
Par exemple, la valeur de mars 2026 (137,4) a été publiée au J.O. le 16 mai 2026. Celle de février 2026 (136,3) est parue le 17 avril 2026. Le décalage habituel entre la période mesurée et la parution est d’environ six à huit semaines.
Appliquer l’index ING dans une clause de révision de prix
Les contrats de marchés publics et de nombreux contrats privés d’ingénierie intègrent une formule de révision de prix indexée sur l’ING. La formule type compare la valeur de l’index à la date de révision avec la valeur à la date de référence du contrat (souvent le mois d’établissement du prix initial).
La difficulté apparaît quand un contrat a été signé avant octobre 2014, sous l’ancienne base (100 en janvier 1973), et se poursuit avec des index publiés en base 2010. Deux méthodes de calcul permettent d’assurer la continuité :
- La méthode du coefficient de raccordement : l’Insee publie un coefficient qui permet de convertir les nouvelles valeurs (base 2010) en équivalent de l’ancienne base, et inversement. La formule contractuelle reste inchangée, seul l’index est recalculé
- La méthode de la double série : appliquer l’ancienne série jusqu’en septembre 2014, puis basculer sur la nouvelle série en recalculant le ratio. Les deux méthodes produisent le même résultat final
Pour les contrats conclus après octobre 2014, la question ne se pose pas : la série en base 2010 s’applique directement.

Alternatives à l’Insee pour consulter l’index ING
Plusieurs sites relaient les valeurs de l’index ING : Batirama, Le Moniteur, ou des éditeurs de logiciels de gestion de marchés. Ces sources reprennent les données Insee, parfois avec une mise en forme plus lisible (graphiques, historiques filtrables).
Le Moniteur (services.lemoniteur.fr) propose un accès aux index divers de la construction, mais certaines fonctionnalités nécessitent un abonnement. Batirama affiche les valeurs dans un tableau simplifié. La seule source faisant foi reste la page officielle de l’Insee, puisque c’est la publication au Journal officiel qui donne sa valeur juridique à l’index.
Distinguer l’index ING de l’indice Syntec
Les entreprises d’ingénierie utilisent aussi l’indice Syntec pour la révision de certains contrats de prestations intellectuelles. L’indice Syntec, publié par la fédération Syntec, couvre un périmètre plus large (conseil, numérique, ingénierie). L’index ING reste spécifique aux coûts de construction et d’ingénierie technique. Le choix entre les deux dépend de la clause contractuelle et du type de prestation concernée.
L’accès à l’index ING officiel passe donc par une seule adresse fiable : la page de la série 001711010 sur le site de l’Insee. La date de parution au J.O., affichée sur chaque ligne du tableau, conditionne l’opposabilité juridique de la valeur. Pour les contrats antérieurs à la bascule en base 2010, le coefficient de raccordement publié par l’Insee reste l’outil de conversion à appliquer.

